Les batteries lithium-ion sont désormais présentes dans presque tous les foyers français. Smartphones, ordinateurs portables, tablettes, écouteurs sans fil, électroménager ou batteries externes : chacun utilise quotidiennement plusieurs appareils qui en sont équipés. Pourtant, leur fonctionnement et leurs risques restent encore mal connus. Le Sondage OpinionWay pour Assurance Prévention montre surtout un décalage important entre l’omniprésence de ces batteries et les habitudes parfois risquées adoptées au quotidien.
- 13,2 appareils équipés de batteries lithium-ion sont possédés en moyenne par foyer.
- 91 % des Français adoptent fréquemment au moins un comportement à risque.
- 64 % se disent mal informés sur les risques liés à ces batteries.
- 12 % ont déjà vécu un incident avec un appareil équipé d’une batterie lithium-ion.
- 62 % laissent parfois ou régulièrement leurs appareils charger la nuit.
- 55 % utilisent au moins parfois un chargeur différent de celui d’origine.
- 15 % jettent encore leurs batteries dans une poubelle ménagère ou de recyclage.
Les batteries lithium-ion sont partout dans les foyers
La première conclusion de l’étude tient à la multiplication des appareils rechargeables. Les Français déclarent posséder en moyenne 13,2 appareils équipés d’une batterie lithium-ion.
Le smartphone domine largement : 96 % des répondants en possèdent au moins un. L’ordinateur portable arrive ensuite avec 83 %, suivi de la tablette à 61 %.
| Appareil | Part des foyers équipés |
|---|---|
| Téléphone portable | 96 % |
| Ordinateur portable | 83 % |
| Tablette | 61 % |
| Écouteurs ou casque sans fil | 60 % |
| Électroménager sans fil | 60 % |
| Brosse à dents électrique | 56 % |
| Batterie externe | 48 % |
| Enceinte portable | 47 % |
| Montre connectée | 40 % |
La batterie lithium-ion est donc devenue un équipement banal du quotidien. C’est précisément cette banalisation qui peut conduire à sous-estimer certaines précautions d’usage.
Un niveau de connaissance encore faible
Les Français évaluent eux-mêmes leur connaissance des risques liés aux batteries lithium-ion à seulement 4,6 sur 10.
45 % se situent dans les notes les plus faibles, entre 1 et 4, tandis que seulement 13 % s’attribuent une note comprise entre 8 et 10.
4,6/10
C’est la note moyenne que les Français attribuent à leur connaissance des risques liés aux batteries lithium-ion.
Le danger lui-même est évalué à 5,8 sur 10. Autrement dit, les batteries sont perçues comme présentant un risque intermédiaire, sans pour autant être considérées comme particulièrement dangereuses.
64 % des Français se sentent mal informés sur les risques
Ce manque de connaissances se retrouve dans le sentiment d’information.
64 % des répondants déclarent être mal informés sur les risques liés aux batteries lithium-ion. 46 % se disent assez mal informés et 18 % très mal informés.
Sur l’utilisation des batteries en général, le constat est proche : 61 % se considèrent mal informés.
Un paradoxe : les Français possèdent de nombreux appareils équipés de batteries rechargeables, mais près des deux tiers estiment ne pas disposer d’informations suffisantes sur leurs risques.
Les causes d’endommagement sont malgré tout assez bien identifiées
L’étude montre néanmoins que certains dangers sont correctement repérés.
93 % des Français savent qu’une exposition à la chaleur peut endommager une batterie. Ils sont également 88 % à identifier les chocs comme un facteur de risque, 87 % l’exposition ou l’infiltration d’eau et 85 % les chutes.
82 % estiment également qu’utiliser un chargeur fourni avec un autre appareil peut endommager la batterie.
| Cause d’endommagement identifiée | Part des Français |
|---|---|
| Exposition à la chaleur | 93 % |
| Choc | 88 % |
| Exposition ou infiltration d’eau | 87 % |
| Chute | 85 % |
| Utilisation d’un autre chargeur | 82 % |
Le problème se situe surtout dans les comportements
Savoir qu’une pratique est risquée ne signifie pas nécessairement l’éviter.
Le constat le plus marquant de l’étude est que 91 % des Français adoptent fréquemment au moins un comportement à risque avec leurs appareils équipés de batteries lithium-ion.
6 % déclarent seulement des comportements occasionnels et 3 % aucun comportement à risque.
91 %
adoptent fréquemment au moins une pratique considérée comme risquée.
Laisser la batterie descendre sous 20 % est extrêmement courant
Le comportement le plus répandu consiste à laisser la batterie descendre sous 20 % de charge.
85 % des Français déclarent le faire au moins parfois. 36 % indiquent même le faire fréquemment.
Autre habitude très répandue : utiliser un appareil pendant qu’il est branché. 77 % le font au moins occasionnellement et 31 % fréquemment.
La recharge nocturne reste une pratique très fréquente
Malgré les recommandations de vigilance, de nombreux utilisateurs continuent à laisser leurs appareils branchés pendant leur sommeil.
62 % des Français déclarent laisser leurs appareils charger la nuit au moins parfois.
31 % indiquent le faire souvent ou toujours.
Cette pratique est particulièrement importante car elle réduit la surveillance de l’appareil pendant la charge.
Plus d’un Français sur deux utilise un autre chargeur
Les chargeurs sont également régulièrement interchangeés entre appareils.
55 % des répondants utilisent au moins parfois un chargeur différent de celui d’origine.
21 % déclarent même le faire fréquemment.
Dans le même temps, 82 % reconnaissent qu’une recharge avec le chargeur d’un autre appareil peut constituer une cause d’endommagement.
Pourquoi ces résultats sont-ils importants ?
Ils montrent que la connaissance théorique d’un risque ne suffit pas à modifier les comportements. Certaines pratiques sont intégrées aux habitudes quotidiennes malgré une conscience relativement élevée de leurs conséquences potentielles.
La recharge à proximité de tissus inflammables reste courante
52 % des Français déclarent recharger au moins parfois leurs appareils à proximité d’objets ou de tissus inflammables.
42 % laissent également leurs appareils en charge lorsqu’ils ne sont pas chez eux.
Ces usages montrent que la surveillance de la recharge reste encore très variable selon les utilisateurs.
- 85 % laissent parfois la batterie descendre sous 20 % ;
- 77 % utilisent leur appareil pendant la recharge ;
- 62 % laissent parfois charger leurs appareils la nuit ;
- 55 % utilisent parfois un chargeur différent ;
- 52 % rechargent parfois près d’objets ou tissus inflammables ;
- 42 % laissent parfois un appareil charger en leur absence.
12 % des Français ont déjà connu un incident
Les risques ne sont pas uniquement théoriques. 12 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà vécu un incident avec un appareil sans fil équipé d’une batterie lithium-ion.
Les jeunes sont particulièrement concernés. La proportion atteint 23 % chez les 15-17 ans et 31 % chez les 18-24 ans.
Le téléphone portable reste l’appareil le plus fréquemment impliqué dans ces incidents, avec 37 % des cas.
Le smartphone arrive largement en tête des appareils concernés
Parmi les personnes ayant déjà rencontré un incident, les appareils les plus souvent cités sont :
- 37 % : téléphone portable ;
- 21 % : ordinateur portable ;
- 12 % : batterie externe ;
- 11 % : tablette ;
- 8 % : électroménager sans fil.
La forte présence du téléphone s’explique aussi par son usage massif et quotidien.
Près de deux tiers des incidents surviennent dans le logement
64 % des incidents déclarés se sont produits à l’intérieur du logement.
Dans 34 % des cas, l’appareil était en charge avec son chargeur d’origine au moment de l’incident. Dans 27 %, il était chargé avec un autre chargeur.
28 % des batteries concernées avaient déjà subi une chute ou un choc.
Certains incidents ont des conséquences sérieuses
Parmi les personnes ayant rencontré un incident, les conséquences rapportées peuvent être importantes.
23 % indiquent qu’une personne a été exposée à un courant électrique et 22 % signalent une brûlure.
21 % déclarent que l’incident a provoqué un incendie ou un début d’incendie.
| Conséquence déclarée | Part parmi les personnes ayant vécu un incident |
|---|---|
| Exposition au courant électrique | 23 % |
| Brûlure | 22 % |
| Incendie ou début d’incendie | 21 % |
| Consultation d’un médecin | 21 % |
| Hospitalisation | 17 % |
| Passage aux urgences | 14 % |
Que font les Français lorsqu’une batterie montre des signes de faiblesse ?
Face à une diminution d’autonomie ou à une recharge plus lente, la première réaction est plutôt prudente.
34 % se rendraient chez un réparateur afin de faire remplacer la batterie.
21 % chercheraient à la remplacer eux-mêmes, tandis que 17 % achèteraient directement un nouvel appareil.
Plus préoccupant : 17 % continueraient à utiliser l’appareil malgré les signes de faiblesse.
En cas de surchauffe, les réactions sont très dispersées
Lorsqu’un appareil commence à dégager de la fumée ou à surchauffer fortement, 45 % des Français déclarent qu’ils commenceraient par le débrancher s’il est en charge.
16 % chercheraient à éloigner l’appareil des personnes et des objets inflammables et 15 % le placeraient à l’extérieur.
4 % déclarent ne pas savoir quoi faire.
Un enjeu de prévention : face à une batterie qui surchauffe ou fume, les réponses sont très dispersées, ce qui confirme le besoin d’informations simples et largement diffusées.
Les batteries usagées ne finissent pas toujours au bon endroit
En fin de vie, les comportements sont globalement plus responsables.
56 % des Français déclarent déposer leurs batteries ou appareils en point de collecte et 34 % en déchetterie. 21 % se tournent vers une recyclerie.
Mais 15 % les jettent encore dans une poubelle ménagère ou de recyclage, alors que l’étude rappelle que cette pratique est interdite et dangereuse.
Internet reste la première source d’information
72 % des Français déclarent chercher des informations sur l’utilisation ou les risques associés aux batteries lithium-ion.
Internet constitue la première source, citée par 37 % des répondants, devant les médias à 22 %.
La famille, les amis ou les collègues arrivent à 15 %, les magasins à 14 % et les professionnels ou formateurs à 13 %.
À l’inverse, 28 % déclarent ne pas s’informer du tout sur ce sujet.
Un besoin de prévention qui reste important
L’étude fait apparaître un constat central : les batteries lithium-ion sont devenues omniprésentes sans que les réflexes de sécurité progressent au même rythme.
Les Français savent généralement reconnaître les principales causes d’endommagement, mais les usages quotidiens restent marqués par de nombreuses pratiques à risque.
Recharge nocturne, utilisation pendant la charge, mauvais chargeur ou absence de surveillance : ces comportements concernent une large part de la population.
Le principal enjeu semble donc moins être de faire connaître l’existence des batteries lithium-ion que d’améliorer les réflexes au moment de les charger, de les utiliser et de s’en débarrasser.
Questions fréquentes
Combien d’appareils à batterie lithium-ion possède un foyer français ?
Les Français déclarent posséder en moyenne 13,2 appareils équipés d’une batterie lithium-ion.
Quelle part des Français adopte des comportements à risque ?
91 % déclarent réaliser fréquemment au moins une pratique identifiée comme risquée dans l’étude.
Les Français connaissent-ils bien les risques des batteries ?
Le niveau de connaissance moyen est évalué à 4,6 sur 10 et 64 % des répondants se disent mal informés sur les risques.
Combien de Français ont déjà connu un incident ?
12 % déclarent avoir déjà vécu un incident avec un appareil équipé d’une batterie lithium-ion.
Quel appareil est le plus souvent impliqué dans les incidents ?
Le téléphone portable arrive en tête, cité dans 37 % des incidents rapportés.
Où jeter une batterie lithium-ion usagée ?
L’étude montre que le point de collecte est la solution la plus utilisée, devant la déchetterie et la recyclerie. Les batteries ne doivent pas être jetées avec les ordures ménagères ou dans une poubelle de recyclage classique.
À propos de l’étude
Les données présentées sont issues du Sondage OpinionWay pour Assurance Prévention consacré aux Français et aux batteries lithium-ion.
L’enquête a été réalisée auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus, interrogées en ligne du 3 au 20 avril 2026. Le rapport a été publié le 28 mai 2026.